L’énergie du Bangladesh menacée par la crise d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz : un goulot d’étranglement vital pour Dhaka
La sécurité énergétique du Bangladesh est aujourd’hui sur le fil du rasoir. Avec la fermeture déclarée du détroit d’Ormuz, c’est plus de la moitié de l’approvisionnement national en gaz naturel liquéfié (GNL) qui est menacé. En 2025, le Bangladesh a importé environ 3,6 millions de tonnes de GNL via cette route maritime stratégique.
Un impact direct sur l’économie nationale
La dépendance envers le Moyen-Orient, et particulièrement le Qatar, place le pays dans une position vulnérable :
- Électricité : Le GNL est crucial pour les centrales électriques du Bangladesh.
- Coûts de la vie : Une rupture de stock entraînerait une flambée des prix de l’énergie pour les ménages et les entreprises.
- Concurrence mondiale : En cas de blocage prolongé, les acheteurs asiatiques devront surenchérir face aux marchés européens pour capter les cargaisons américaines alternatives.
Les analystes avertissent qu’une fermeture prolongée pourrait priver le marché mondial de 15 % de son offre de gaz, plongeant les nations importatrices comme le Bangladesh dans une crise profonde.
Source: The Daily Star