Le textile bangladais sous la pression de l’UE
Commerce international : L’UE hausse le ton face à l’industrie textile du Bangladesh
Le Bangladesh entame une période charnière pour son économie. Alors que le pays s’apprête à perdre officiellement son statut de Pays Moins Avancés (PMA) en novembre 2026, il doit sécuriser ses exportations vers l’Europe, son plus grand marché. Actuellement, les discussions pour un accord de libre-échange (FTA) avec la Commission européenne s’accélèrent.
Cependant, ce futur accord s’accompagne d’exigences sociétales et environnementales sans précédent de la part de Bruxelles. En 2025, le textile représentait près de 94 % des importations européennes en provenance du Bangladesh. Ce monopole donne à l’Union européenne un levier d’action considérable.
Le levier européen pour les droits humains
Les ONG et les experts du secteur, à l’instar de Deutsche Umwelthilfe, pressent la Commission européenne d’utiliser ces négociations pour imposer des réformes concrètes :
- Droits des travailleurs : Élimination du travail forcé et amélioration de la sécurité dans les usines de prêt-à-porter.
- Normes environnementales : Transition vers des fibres synthétiques de meilleure qualité et promotion de l’économie circulaire.
Si aucun accord n’est conclu d’ici fin 2029 (date de la fin de la période de transition tarifaire), les vêtements bangladais feront face à des droits de douane d’environ 12 %, ce qui pourrait déstabiliser toute l’industrie nationale. Le gouvernement de Dhaka fait donc face à un double défi : préserver sa compétitivité tout en élevant ses standards sociaux.
Source: Table.Briefings