Le Bangladesh à travers sa faune
Le tigre du Bengale
Désigné animal national officiel après l’indépendance de 1971, le tigre du Bengale (Panthera tigris tigris) incarne la force et la fierté. Il donne son surnom à l’équipe nationale de cricket (« The Tigers ») et orne le logo officiel de la Banque centrale ainsi que plusieurs billets de banque historiques.
Son unique habitat naturel dans le pays est la mangrove des Sundarbans, où il nage d’île en île sur plusieurs kilomètres à travers les cours d’eau saumâtres. Selon le recensement officiel de 2024, réalisé avec plus de 1 200 pièges photographiques, la population s’élève à 125 adultes et 21 oursons. Il régule l’écosystème en chassant cerfs axis et sangliers sauvages, tandis que pêcheurs et cueilleurs de miel (mowals) prient la déesse Bonbibi pour échapper à Dokkhin Rai.
Le Shama dayal
Reconnu comme l’oiseau national sous le nom de doel (Copsychus saularis), ce passereau noir et blanc a été proposé par le zoologiste Kazi Zakir Hossain pour sa proximité avec la vie quotidienne. Célèbre pour son chant flûté matinal et sa queue agitée en éventail, il symbolise le réveil de la nature et le printemps.
L’oiseau est immortalisé à Dacca par la sculpture monumentale « Doel Chattar », œuvre de l’architecte Azizul Jalil Pasha devant le Curzon Hall. Ce carrefour est un haut lieu d’artisanat de poteries en terre cuite (poramatir shilpa), de bambou et de jute. Le Shama dayal figure également sur le billet de 2 takas de la Bangladesh Bank.
L’alose hilsa
Poisson national sous le nom d’ilish (Tenualosa ilisha), ce grand migrateur remonte les cours d’eau douce depuis le golfe du Bengale pendant la mousson. Le Bangladesh concentre plus de 70 % des captures mondiales, notamment autour de la Padma, de la Meghna et de la ville de Chandpur.
Élément central du patrimoine culinaire, il est préparé en shorshe ilish avec une pâte de graines de moutarde et d’huile pure, et s’associe au panta bhat lors du Nouvel An bengali (Pohela Boishakh). Reconnu par une indication géographique en 2017, il bénéficie chaque automne d’un moratoire de pêche de 22 jours pour protéger sa reproduction et ses alevins (jatka).
La forêt des Sundarbans
Étendue sur le delta du Gange, du Brahmapoutre et de la Meghna, cette zone forme la plus vaste mangrove contiguë de la planète, dont environ 60 % se situent au Bangladesh. Inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997, elle tire son nom de l’arbre sundri (Heritiera fomes) et de ses racines aériennes qui captent l’oxygène à marée basse.
Refuge de crocodiles marins, de varans et de tortues menacées Batagur baska, la forêt sert de rempart protecteur face aux tempêtes et cyclones tropicaux tels que Sidr en 2007 et Amphan en 2020. Au printemps, les mowals y récoltent le miel des rayons de l’abeille géante d’Asie (Apis dorsata).
Le dauphin du Gange
Appelé shushuk en bengali, ce cétacé d’eau douce (Platanista gangetica) vit uniquement dans les grands fleuves comme la Padma, la Meghna et la Jamuna. Évoluant dans des eaux très limoneuses, ses yeux sont dépourvus de cristallin : il est fonctionnellement aveugle et utilise un sonar d’écholocalisation logé dans son front bulbeux pour chasser ses proies.
Une étude de la Wildlife Conservation Society a recensé 1 352 individus sur 1 905 kilomètres de cours d’eau. Pour le préserver des filets, des sanctuaires protégés ont été créés à Chandpai, Dhangmari, Dudhmukhi et à la confluence Padma-Jamuna. Les bateliers voient en ses apparitions le signe d’un fleuve en bonne santé biologique.
La pêche à la loutre
Dans le sud-ouest du pays, le long de la rivière Chitra dans les districts de Narail et Khulna, subsiste une tradition collaborative où les pêcheurs s’associent à la loutre à pelage lisse (Lutrogale perspicillata). Transmise de père en fils, cette pratique nocturne se déroule généralement entre 21 heures et 5 heures du matin.
Guidées par de fines cordes, les loutres nagent autour de l’embarcation pour rabattre le poisson dans les filets triangulaires sans le saisir dans leur gueule. Élevées au sein des habitations dans des abris tressés en bambou, elles reçoivent une part dédiée des prises, perpétuant une coutume aujourd’hui menacée par la raréfaction des poissons et le coût de leur entretien.
Sources
- wikidata.org
- fr.wikipedia.org
- world-heritage-datasheets.unep-wcmc.org
- arannayk.org
- tbsnews.net
- whc.unesco.org
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- news.mongabay.com
- wikidata.org
- cs.wikipedia.org
- en.wikipedia.org
- ca.wikipedia.org
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- bn.wikipedia.org
- en.prothomalo.com
- thefinancialexpress.com.bd
- core.ac.uk
- pmc.ncbi.nlm.nih.gov
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- bangladeshpost.net
- bio-pi.blogspot.com
- worldwildlife.org
- ajcb.in
- bangladeshtoursandtravel.com
- en.wikipedia.org
- en.wikipedia.org
- bangladeshexplore.com
- bangladeshtravelandtours.com
- koryogroup.com
Crédits photo
- Le tigre du Bengale : Ulf Eliasson epibase, CC BY-SA 2.5
- Le Shama dayal : J.M.Garg, CC BY-SA 3.0
- L'alose hilsa : Nahid Sultan This work was made by Nahid Sultan and released under the license(s) stated below. Please feel free to use it for any purpose as long as you credit Nahid Sultan as author and follow the terms of the chosen license. If you use this work outside of the Wikimedia projects, I would very much like to get a note from you. Thanks!, CC BY-SA 4.0
- La forêt des Sundarbans : bri vos, CC BY 2.0
- Le dauphin du Gange : Kukil Gogoi, CC BY-SA 4.0