Justice pour Nahid : 30 lakhs de Taka enfin versés !
Une décision historique de la Cour suprême du Bangladesh en faveur d’un enfant travailleur
Le 6 juillet 2026 marque un tournant majeur pour la justice sociale et les droits de l’enfant au Bangladesh. Nayim Hasan Nahid, un jeune garçon ayant perdu son bras droit à la suite d’un terrible accident de travail en 2020, a finalement obtenu l’intégralité de sa compensation financière s’élevant à 30 lakhs de Taka (environ 25 000 euros).
Un accident dramatique suivi d’une longue bataille judiciaire
En septembre 2020, alors que sa famille traversait d’immenses difficultés financières dues à la pandémie de Covid-19, le père de Nahid, ayant perdu son emploi, s’est vu contraint d’envoyer son jeune fils travailler dans un atelier de métallurgie à Bhairab, dans le district de Kishoreganj. C’est là que le drame s’est produit : le bras droit de Nahid a été happé par une perceuse industrielle en marche, obligeant les médecins à l’amputer au niveau du coude.
Dès décembre 2020, le père de l’enfant a entamé des poursuites judiciaires devant la Haute Cour pour réclamer réparation. Bien que la justice ait rapidement ordonné à l’employeur, Yaqub Hossain, de verser des compensations, ce dernier a multiplié les recours pour éviter de payer, allant jusqu’à contester la décision devant la Cour suprême.
La fermeté de la justice face à l’employeur récalcitrant
La Division d’appel de la Cour suprême est restée inflexible, rejetant les appels de l’employeur et exigeant le respect strict des droits de la jeune victime. Ce lundi 6 juillet 2026, l’employeur a finalement versé les 15 lakhs de Taka restants (la première moitié ayant été payée précédemment en deux fois) sous forme d’ordre de paiement officiel.
- Compensation globale : 30 lakhs de Taka bloqués sous forme de dépôts fixes à long terme.
- Soutien à l’éducation : L’employeur est également contraint de verser une pension mensuelle de 7 000 Taka à Nahid pour couvrir ses frais scolaires jusqu’à ses 18 ans.
- Suivi judiciaire : L’affaire reste en suspens devant la Cour afin de s’assurer du respect mensuel du versement pour l’éducation de l’adolescent.
Cette affaire emblématique braque à nouveau les projecteurs sur le fléau du travail des enfants au Bangladesh et pose un précédent juridique crucial pour la responsabilité des employeurs en cas d’accidents industriels majeurs.