Chaleur extrême au Bangladesh : 465 000 emplois menacés !
La crise silencieuse des canicules urbaines au Bangladesh
Le réchauffement climatique n’est plus une menace lointaine, mais un fardeau économique immédiat pour le Bangladesh. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale intitulé ‘A Livable Future: Protecting Jobs and Growth from Extreme Heat in South Asia’s Cities’, publié le 29 juillet, les pertes de productivité dues à la chaleur extrême ont coûté à la nation entre 1,3 et 1,8 milliard de dollars au cours de l’année passée, représentant environ 0,3% à 0,4% du produit intérieur brut (PIB) du pays.
Dacca en première ligne
C’est dans la capitale, Dacca, que l’impact est le plus dévastateur. La densité urbaine et le manque d’espaces verts y créent un effet d’îlot de chaleur urbain massif. Le rapport indique que les températures extrêmes rendent 3% des heures de travail annuelles totalement impraticables dans la capitale. Cette baisse de productivité équivaut à la disparition de 465 000 emplois à plein temps chaque année, touchant de plein fouet les secteurs de la construction, des transports et de la manufacture, où l’essentiel de la main-d’œuvre travaille de manière informelle en plein air.
Des solutions urgentes nécessaires
La Banque mondiale exhorte le gouvernement bangladais à agir rapidement en intégrant des solutions basées sur la nature, telles que la reforestation urbaine, la restauration des canaux et la création de toits végétalisés. De plus, des réglementations pour protéger les travailleurs extérieurs, en adaptant leurs horaires de travail lors des pics de température (dépassant 37°C), deviennent cruciales pour préserver la santé publique et la croissance économique du pays.
Source: The Daily Star