Bangladesh : Tension extrême à 4 jours du vote
Un décès en détention qui fragilise le processus électoral
Le Bangladesh est sous le choc après l’annonce du décès de Ramesh Chandra Sen, ancien ministre des Ressources en eau, survenu ce dimanche 8 février 2026. Détenu depuis août 2025, l’homme politique de 85 ans s’est éteint à l’hôpital universitaire de Dinajpur peu après son transfert depuis la prison locale.
Le contexte des élections de 2026
Ce décès intervient dans un climat de tension extrême, à seulement quatre jours des élections législatives prévues pour le 12 février. Ces élections sont les premières organisées depuis la chute de Sheikh Hasina en 2024. L’interim gouvernement, dirigé par le Prix Nobel Muhammad Yunus, fait face à une pression croissante pour garantir un scrutin transparent et sécurisé.
- Appels à l’enquête : Les organisations internationales demandent une investigation impartiale sur les conditions de détention de Sen.
- Mobilisation de l’opposition : Le BNP, dirigé par Tarique Rahman, multiplie les rallyes, notamment à Thakurgaon, pour promettre une ère de justice et de réformes sanitaires.
- Liberté de la presse : Des rapports signalent également l’interpellation de 21 journalistes par l’armée, accentuant les craintes sur la liberté d’expression.
Alors que la Ligue Awami reste exclue de la vie politique par la justice, le pays se trouve à un tournant critique de son histoire démocratique.