Textile au Bangladesh : 400 usines fermées face à la révolte
Paralysie industrielle dans les grands bassins textiles du Bangladesh
Le secteur de la confection textile, colonne vertébrale de l’économie bangladaise, affronte une violente tourmente sociale. Ce lundi 2 novembre 2026, près de 400 usines ont suspendu leur production dans les zones manufacturières de Savar, Ashulia et Gazipur. D’après les bilans officiels de la police industrielle, 264 sites de confection ont dû fermer leurs portes à Savar-Ashulia et plus de 150 dans le district de Gazipur.
Une colère ouvrière exacerbée par le coût de la vie
Les ouvriers exigent que le salaire minimum mensuel soit revalorisé à 30 000 takas (environ 240 euros), contre une base légale actuelle qui stagne autour de 12 500 à 13 000 takas. Les organisations syndicales font valoir que l’envolée des coûts des denrées de base, de l’électricité et du gaz de cuisine rend la rémunération actuelle incompatible avec les besoins vitaux des ménages.
Blocages autoroutiers et impact sur les chaînes d’approvisionnement
Au troisième jour consécutif de mobilisation, des milliers de travailleurs ont dressé des barrages sur plusieurs artères stratégiques, notamment l’axe Dacca-Tangail et la voie Dacca-Narayanganj. Des échauffourées avec les forces de l’ordre ont été constatées à Mirpur et Ashulia, les policiers utilisant du gaz lacrymogène et des canons à eau pour disperser les manifestants. Alors que l’habillement représente plus de 80 % des exportations du Bangladesh à destination des marques de mode internationales et européennes, les représentants patronaux craignent des retards massifs sur les expéditions de fin d’année.
Source: bdnews24.com