L’or bleu au cœur des tensions !
Géopolitique de l’eau : Les traités du Gange et de la Teesta en pleine transition
Le partage des ressources hydriques entre l’Inde et le Bangladesh entre dans une nouvelle phase cruciale. Deux changements politiques majeurs survenus récemment de part et d’autre de la frontière ravivent les discussions autour de deux fleuves partagés essentiels : le Gange et la Teesta. Les enjeux sont immenses pour l’agriculture, l’accès à l’eau potable et la stabilité régionale.
Un calendrier diplomatique serré
L’accord historique sur le partage des eaux du Gange arrive à expiration cette année. Ce traité, qui régissait la distribution des débits du fleuve en période sèche, doit être impérativement renouvelé. En parallèle, la rivière Teesta fait l’objet d’un bras de fer diplomatique depuis des décennies. L’arrivée au pouvoir du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) à Dacca en février 2026 et la victoire électorale du BJP au Bengale occidental en mai 2026 créent un nouveau contexte politique propice à une reprise des discussions directes.
Les points clés des négociations
- Le stress hydrique : Près de 74 % de la population d’Asie du Sud est confrontée à un stress hydrique élevé, accentuant le besoin de données hydrologiques partagées.
- Le rôle du Bengale occidental : L’alignement politique entre le gouvernement central indien et l’État du Bengale occidental pourrait faciliter un compromis de partage qui était auparavant bloqué.
- La sécurité alimentaire : Des millions d’agriculteurs dépendent directement du débit de la Teesta pour l’irrigation de leurs cultures en hiver.
Source: Dialogue Earth